C'est "la plus grande révolution de la télévision depuis le passage du noir et blanc à la couleur" pour Eric Schmidt, l'ancien PDG de Google. Annoncée pendant le premier semestre 2010, la Google TV permet d'accéder au web (actualités, applications, moteur de recherches...) sur un téléviseur connecté, doté du navigateur Chrome et du système d'exploitation Android.
Arrivée en fin 2010 sur le marché américain après la sortie des premiers téléviseurs compatibles, la plate-forme devait arriver chez nous cette année. Pourtant, Jean-Marc Tassetto, nouveau Directeur Général de Google France, a annoncé en fin de semaine dernière dans un entretien au Figaro que le lancement de son projet en France ne serait que pour 2012.
"Nous devons expliquer aux diffuseurs que Google TV ne va pas cannibaliser le marché publicitaire mais le développer en attirant de nouveaux annonceurs", explique Jean-Marc Tassetto. Google doit en effet affronter - ou plutôt rassurer - les diffuseurs français qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée d'un tel concurrent et prévoient déjà un cadre très strict quant à la diffusion des services sur les téléviseurs connectés à Google. Les chaînes de la TNT comptent notamment brider les services qui ne seraient pas proposées par elles-mêmes. Le géant américain doit également faire avec la surveillance du ministère de la culture, dont Frédéric Mitterand déclarait que "les nouveaux services comme Google TV ne sauraient se développer sans respecter les droits des créateurs, des producteurs et des diffuseurs".
Mais le nouveau Directeur Général se veut rassurant. Il y a une "vraie opportunité de développement dans la catch-up TV et la vidéo à la demande. C'est un sujet sur lequel la France peut jouer un rôle car notre pays est à la pointe de l'IP TV. Autant de nouvelles recettes [pour les diffuseurs]".